Partager l'article ! Il y a toujours quelque chose qui cloche: Et c'est à ce son qu'on sait ce qu'il se passe. (Ho, visez cette allitération en "s" dans l ...
(Ho, visez cette allitération en "s" dans le chapo, dingue !!!).
Vivre dans une grande ville au coeur d'un petit quartier surnommé "le village", c'est aussi pour le rat des villes que je suis se retrouver à réaliser que le quotidien est ryhtmé par un son : celui des cloches de l'église. Oui, dans mon quartier, il y a toujours quelque chose qui cloche, et ce n'est pas toujours bon signe...
L'église est au milieu, et n'a pas de charme particulier, une construction XIXe comme on en voit beaucoup, avec tous les codes mais pas le cachet de celles construites plus tôt dans le temps.
A 7 heures, tous les jours, elle sonne à tout va et carillonne à toute blinde. Et, bizarrement, j'aime ça. Je ne sais pas à combien de kilomètres à la ronde le son des cloches rentre dans un nombre incalculable de paires d'oreilles mais, dans les miennes, ce n'est jamais intrusif.
Elles ne s'arrêtent jamais, ces cloches, toutes les heures et toutes les demi-heures sont marquées par un "ding dong", de jour comme de nuit.
Et puis il y a cette façon de sonner bien particulière, en dehors des heures à marquer et à donner, pour qui sonne le glas.
Dans mon quartier de Bordeaux, peuplé de personnes âgées et d'enfants avec, au milieu, les parents, le funeste carillon sonne souvent... mais ce qui annonce invariablement le début de la journée, c'est donc le carillon joyeusement infernal qui résonne comme un malade à 7 heures du matin. Il doit porter un nom, celui-là, et avoir un sens dans la religion catholique, mais j'ai tout oublié du cathé... pour moi, il est la promesse d'un nouveau jour.
Alors, oui, j'aime bien qu'il y ait toujours quelque chose qui cloche chez moi.
C'est vous qui le dites !